Publié le 7 avril 2016
Après San José, cap sur la péninsule de Nicoya ! Pour rejoindre Santa Teresa, nous prenons la route, puis le ferry. Une première traversée qui nous rapproche de ce que nous sommes venus chercher au Costa Rica : la nature, les grands espaces et cette envie de vivre autrement, au rythme des rencontres et des découvertes.
Bienvenue à Playa Santa Teresa, petit paradis de surfeurs sur la côte Pacifique !
Ici, l’ambiance est roots, décontractée, un brin bohème. Les routes sont poussiéreuses, les immenses plages invitent à ralentir et la végétation tropicale déborde de partout. Dans les arbres, des iguanes, des singes et des écureuils nous rappellent que nous sommes bien loin de nos habitudes européennes. Les mangues et les fruits de la passion sont à tomber. Quant aux hamacs, ils sont partout ! À l’ombre des arbres, sous une terrasse ou au milieu d’un jardin, ils semblent être le mobilier officiel du pays. Et franchement, on comprend pourquoi.





Notre lieu de vie : une pension française au bout du monde
Pour poser nos sacs, nous avons trouvé une super pension (le Méli Mélo) tenue par un couple de Français, Frédéric et Mélanie. Un accueil chaleureux, une atmosphère simple et conviviale, et surtout, de précieux conseils pour découvrir les environs. Ils nous donnent également nos premiers cours de surf. Enfin, ils essaient !
Car oui, nous sommes venus pour surfer. Enfin, pour apprendre à surfer, ce qui est une nuance de taille. Avec notre coach québécois et son accent inimitable, nous découvrons les joies de la glisse. On monte sur la planche (Enfin « la table » selon notre prof de surf) , on perd l’équilibre, on recommence… et petit à petit, on commence à prendre nos marques. Les progrès sont là, même si la grâce du surfeur pro n’est pas encore tout à fait au rendez-vous !
Ici, le bien-être ne se résume pas à une activité ou à un programme : il est dans la façon de vivre, dans le temps que l’on prend…






Un art de vivre entre nature et matériaux bruts
Côté architecture et décoration, Santa Teresa Et la péninsule de Nicoya en général nous plonge dans un univers très différent de celui de San José.
Ici, pas de démonstration architecturale spectaculaire. Le charme tient plutôt à la simplicité des constructions, aux espaces ouverts sur l’extérieur et aux matériaux qui dialoguent avec leur environnement. Le bois, le bambou, les fibres végétales comme le raphia, les meubles chinés ou détournés et les objets de récupération composent des ambiances décontractées, parfois imparfaites, mais pleines de personnalité.
Les terrasses prolongent les espaces de vie, les matières naturelles apportent de la texture et les frontières entre intérieur et extérieur semblent presque disparaître. La végétation devient un élément à part entière du décor. On vit dehors, on mange dehors, on se repose dehors. Et quand la chaleur tombe, on profite de la lumière qui change et du bruit des vagues.
C’est précisément ce qui nous intéresse en tant que créateurs de lieux de vie : cette capacité à créer une atmosphère avec peu de choses, en privilégiant les matières, les sensations et le lien avec la nature.
Le réemploi et la récup participent aussi à l’identité de certains lieux. Une vieille table, un meuble patiné, quelques objets chinés ou détournés suffisent parfois à donner une âme à un espace. Le résultat n’est pas forcément sophistiqué, mais il raconte quelque chose. Et c’est souvent ce qui nous touche le plus.
Et puis, impossible de parler du Costa Rica sans évoquer les hamacs ! Ils incarnent à eux seuls cette philosophie de vie : ralentir, profiter, ne rien faire quelques minutes de plus. Dans nos intérieurs, nous cherchons souvent à créer des espaces de détente. Ici, pas besoin de grand discours : un hamac, un peu d’ombre et une brise tropicale suffisent.



Quatre en quad, en pleine nature
Parmi nos meilleurs souvenirs, il y a une balade en quad tous les quatre.
Nous partons sur des chemins poussiéreux, au milieu d’une végétation luxuriante, entre les arbres immenses et les sentiers qui semblent nous emmener loin de tout. La jungle ? Le mot fait rêver, mais on parlera plus précisément ici de forêt tropicale et de végétation tropicale dense. Et quelle végétation !
Certains arbres déploient des racines et des branches gigantesques, comme ces impressionnants banyans, dont les ramifications semblent vouloir reconquérir tout l’espace.
Ce sont des moments que nous aimons particulièrement dans nos voyages : ceux où l’on ne cherche pas nécessairement à visiter un monument ou à cocher une case sur une liste. On avance, on observe, on s’arrête quand quelque chose attire notre regard. On partage simplement le plaisir d’être là, tous les quatre.
L’eau, une ressource précieuse
Nous avions prévu de découvrir la célèbre cascade de Montezuma, mais en arrivant, surprise : elle était à sec ! Un spectacle qui nous a fait prendre conscience, très concrètement, de la fragilité de cette ressource pourtant si essentielle à la vie.
Au Costa Rica, nous avons appris à faire attention à chaque goutte. L’eau du robinet n’étant pas toujours potable, nous devions nous approvisionner en eau potable grâce à des bidons en plastique acheté au supermercado du coin! (Quelle ironie) et utiliser l’eau avec parcimonie au quotidien. Des douches courtes, une consommation raisonnée et même la chasse d’eau que l’on tire en y réfléchissant à deux fois. Des gestes qui peuvent sembler anodins chez nous, mais qui prennent une tout autre dimension lorsque l’eau vient à manquer.
Pour les garçons aussi, cette expérience a été une véritable leçon de vie. Comprendre que l’eau n’est pas une ressource infinie, qu’elle conditionne notre confort, notre hygiène et tout simplement notre survie, c’est une prise de conscience qui vaut bien des discours. Voyager, c’est aussi apprendre à regarder autrement ce que l’on considère comme acquis. Et parfois, il suffit d’une cascade à sec pour comprendre la valeur d’une seule goutte d’eau.






La pura vida, version locale
À Santa Teresa, les journées se construisent sans programme trop rigide à part les cours du CNED pour les garçons…
On retrouve nos petites habitudes dans un snack où l’on se régale de spécialités costariciennes. Les nachos XXL sont devenus une véritable institution familiale. On s’installe, on mange, on discute et on regarde les matchs de foot avec les locaux. Des moments simples, mais qui font partie de la richesse du voyage.
Tout semble tourner autour de la nature et de l’océan. Les vagues dictent les horaires, la poussière s’invite dans le quotidien et les couchers de soleil deviennent un rendez-vous presque obligatoire.
C’est ça, la pura vida : une expression que l’on entend partout au Costa Rica et qui résume un certain art de vivre, fait de simplicité, de convivialité et de plaisir à savourer l’instant présent.






Ce que Santa Teresa nous laisse
Santa Teresa nous rappelle qu’un lieu de vie réussi ne dépend pas forcément de la sophistication de son architecture ou du prix de son mobilier.
Parfois, tout commence par un environnement exceptionnel, quelques matériaux naturels, une terrasse ouverte sur le jardin, un hamac à l’ombre et des espaces pensés pour vivre dedans comme dehors.
Cette étape nous donne aussi une belle leçon de simplicité. En voyage, comme à la maison, nous n’avons pas besoin d’accumuler pour nous sentir bien. Ce qui compte, ce sont les sensations, les rencontres et les souvenirs que nous construisons dans les lieux que nous habitons, même temporairement.
Entre nos premières vagues, les balades en quad, les fruits tropicaux et les soirées à refaire le monde, nous prenons doucement le rythme costaricien.
Avril 2016

